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28.01.2008

Une clope et une Femme: chabadabada

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Certains hommes sont rebutés, pour ne pas dire, répugnés par une femme qui fume. Et c’est rarement un problème d’odorat délicat ou de bronches fragiles. Non, le plus souvent, c’est parce qu’ils trouvent ça « vulgaiiiire ». Si, je dis ça, c’est parce que j’ai certains de ces specimens parmi mes amis (non, pas Eric Zemmour, plutôt crever), et j’ai donc pu étudier la question. Allez savoir pourquoi, pour ces mêmes bonhommes, la minijupe ou le taille basse plongeant, c’est « mignon », mais une clope, c’est « beurk ». J’ai bien sûr ma petite théorie là-dessus (un rapport avec leur mère, un problème avec l’oralité, ou peut-être juste un problème d’anachronisme – et oui, les gars, en 2008, les femmes ne se cachent plus derrière leur fourneau pour s’en griller une, certaines femmes ne trouveraient même pas le chemin de leur cuisine, les s…). Donc, j’ai ma petite idée, mais la question ne mérite pas vraiment de s’y attarder. Ce qui est vrai, c’est que les femmes et la cigarette, ça n’est pas toujours une histoire d’amour.

 

 

 

L’exemple le plus flagrant se trouve sans doute du côté de la presse féminine. A-t-on déjà vu dans un magazine pour hommes, type FHM ou Bière-Foot magazine (ok, là je me moque), un article du genre « Comment arrêter de fumer sans se transformer en gros tas ? » ou «Programme détox : je mange du foin et j’arrête de fumer ? ». Ben, non. Or, les articles du genre reviennent régulièrement dans la presse féminine, quasiment au même rythme que « Mincissez avant les fêtes » ou « Mincissez après les fêtes ». Un marronnier, ça s’appelle.

Et l’actualité a donné une nouvelle motivation à certaines rédactrices. « Elle », le parangon du genre, n’a pas échappé à la règle et a gratifié ses lectrices, lundi dernier, de 4 pages titrées « Arrêtez de fumer sans grossir – notre coaching antikilos ». Le coaching, on voit ce que c’est, on pense Valérie Damidot, Super nanny… mais quand on voit la photo qui illustre l’article (une paire de fesse qui n’a sans doute jamais vu une tartiflette de sa vie, surmontée d’un patch nicorette), on pense un peu moins Valérie Damidot. On pense pas. On lit. Et on apprend que selon les statistiques, « une femme prend en moyenne 3,8kg dans les deux ans qui suivent le sevrage » contre 2,8kg pour les hommes. Ok. Les femmes prennent en moyenne 12 kilos à chaque grossesse contre zéro pour les hommes, et on n’a encore jamais vu d’article « Portez un bébé pendant neuf mois sans grossir – notre coaching blablabla ».
Quand on arrête de fumer, on grossit. Point. La faute au vertues brûle-graisses et coupe-faim de la nicotine. C’est ballot, hein, mais c’est comme ça. Mais, toujours d’après «Elle», vous (donc, nous, les dindes femmes), « retrouverez une peau éclatante, des dents blanches et une énergie que vous ne connaissez pas ». Et aussi « vous allez retrouver les légumes, la salade et les fruits frais ». Arrête « Elle » j’en peux plus, j’ai trop envie de jeter ma clope, et de croquer dans un navet.

21.01.2008

Fumer tue. Bloguer n'est pas sans risque non plus.

Je vous disais récemment que certains des fidèles lecteurs de maclopemabataille n'en étaient pas moins pas très remontés. Ainsi, dans la majorité des commentaires, il est évidemment toujours question de mort mais après m'avoir un souhaité un joyeux cancer et une bonne chimio, quelques bonnes âmes ont suggéré de venir cracher sur ma tombe. On avance, donc. A défaut de sépulture, ce blog peut faire l’affaire pour quelque temps encore. C’est pas faute de m’appliquer, j’vous jure.

Mais enfin, vivante je suis, et puisqu’il me reste un peu de souffle, je lève le voile sur le coming-out dont je vous ai parlé vendredi. Alors non, je ne suis pas un imposteur. Je fume pour de vrai: là, tout de suite, je n’ai pas de radio des poumons à poster, mais promis, j’y pense. Je ne suis pas non plus sponsorisée par une grande marque de cigarette (mais c’est une idée à creuser, Monsieur Craven A., merci de joindre 20minutes qui transmettra). Non, j’ai une toute autre révélation à vous faire.

Je ne suis pas totalement défavorable au décret. Je m’explique. Il y a, selon moi, des endroits où l’on peut (doit?) fumer,et les autres, pour lesquels l’interdiction ne peut être une mauvaise chose. Ainsi, le petit restaurant bas de chez moi accueille désormais des familles avec chaises hautes, grenadines dans les verres duralex, et champ de bataille post-déjeuner. Et je trouve cela très bien. En revanche, je croise chaque matin le même homme, grelottant, une cigarette à la main, un kir dans l’autre, devan le bar où se jouent pourtant des parties de rapido, et où s’échangent des propos bien plus toxiques qu’une gitane maïs. Ok, c’est son problème. Mais enfin, il y a des troquets où même le berger allemand derrière le comptoir a son paquet de clopes sur lui. Bref, des lieux que l’on n’imagine pas sans fumée, des deux côtés du comptoir. Et ça, je ne pige pas. Voilà ma bataille, donc.

14.01.2008

Vos images

Partout dans les rues de petites (ou très grandes) grappes de fumeurs naissent devant les cafés. Des scènes cocasses naissent de cet effet secondaire de la nouvelle loi.

Pour nous aider à couvrir ce phénomène, envoyez vos photos et vos vidéos à...

multimedia @ 20minutes.fr

Nous les publierons ici-même
A vos appareils!

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Photo: Xavier
 
 

Jeannette
envoyé par 20Minutes
 
Chez Jeannette, rue du faubourg saint-denis, anciennement le bar le plus enfumé de Paris. Maintenant, un bar en extérieur, quel que soit la météo... 

 

07.01.2008

Quand te reverrai-je....


Toute la semaine, j'ai évité les bars et les restaurants. Pas le temps, pas la tête à ça, pas envie de me faire du mal. Mais vendredi soir oblige, je programme un apéro avec des amis. Faut pas se laisser abattre.

La perspective de sortir à tour de rôle façon chaises musicales pour s’en griller une ne nous enchante que moyennement. On opte donc pour la terrasse chauffée. Mais frôler l’hypothermie sous un chauffage extérieur qui ne chauffe que le dessus du crâne, y a plus festif. Sans compter qu’en terrasse, la bière coûte un bras. Contents malgré tout d’être ensemble, et unis par une température corporelle commune et infèrieure à 35°, on s’est serrés les uns aux autres.
On a gardé nos écharpes et nos manteaux. Et oui, en janvier, il fait très froid. Alors, on a fumé et on a bu pour se réchauffer. C’est malin.

Autre chose très énervante. Le regard des passants. D’un côté, il y a ceux à qui on fait de la peine, et qui nous feraient bien l’aumône d’une nicorette. Vous savez: la tête penchée sur le côté, le “tssssss” désapprobateur façon “Sic’est pas malheureux d’en être réduit à geler pour pouvoir s’intoxiquer”. Etrange sensation d’être une délinquante qui fume une pipe de crack au-dessus de son brasero. Ce type de regard est très dérangeant mais a au moins l’avantage d’être plutôt bienveillant. Parce que le petit air satisfait des non-fumeurs-fiers-de-l’être et cet air de dire “Bien fait” me rend juste hystérique. Sur ce blog, certains lecteurs très sympas m’ont souhaité un bon cancer, une tuberculose foudroyante, une thoracotomie des familles ou les trois (love web 2.0)... Qu’ils se rassurent, c’est une bonne vieille pneumonie qui risque de m’envoyer ad patres.

 

 

04.01.2008

Cauchemar ou fiction d'anticipation????


 Je précise que cette vidéo a en partie était tournée dans les locaux de 20minutes, ainsi qu'avec des journalistes  du quotidien. N'empêche, ça fait froid dans le dos.

27.12.2007

J'ai testé le salon fumeur


Hier soir, j'ai eu l'occasion de voir ce que donneront mes soirées entre amis, à partir du 2 janvier. C'était pas beau à voir.

Quand on réunit 8 personnes dont 7 fumeurs dans une pièce d'environ 20m2, le lieu prend vite des allures de fumerie d'opium à Pattaya. La consommation étant souvent proportionnelle au degré d'alcoolisation, les cendriers se remplissent aussi vite que les verres se vident. Au début, tout le monde se tient bien. Mais, il y a toujours un moment où les choses dérapent.

A partir d'une certaine heure, les convives ont la clope vissée au coin des lèvres, la cendre dangereusement longue, les yeux rougis par l'atmosphère chargée en nicotine. Les filles les plus pimpantes habituellement finissent souvent en joueur de rapido-gitanes maïs-un p'tit blanc siouplé. Mais le vrai truc gore, c'est quand tout le monde part. Il y a plus de cendres sur le parquet que dans les cendriers. Je trouve même un mégot dans un pot de tarama qui n'avait rien demandé (une analyse façon "Les experts" m'a permis d'identifier l'auteur du délit), et surtout, tout est imprégné de l'odeur de cigarette. A commencer par moi. Je songe un instant à incinérer mes rideaux, mes tapis, mes cheveux... Ou encore, "à me mettre toute entière dans la machine" comme le suggérait cette grosse maligne de Maïté.

J'opte finalement pour la méthode fenêtre ouverte toute la nuit. je ne crains rien. Le cambrioleur qui se risquerait à pénétrer dans mon salon serait probablement victime d'une crise d'asthme fulgurante. Et m'en fume une petite avant de me coucher. Puisque le mal est fait.... 

 

20.12.2007

Ma date avec un tabacologue

J'ai rendez-vous avec un homme. Il m'attend devant une tasse de thé fumant dans un bar du 6ème arrondissement. Il a trois minutes pour me convaincre. Et il est tabacologue.
Après les célibataires en mal de rencontres, c’est aux fumeurs en manque de motivation de participer à des speed-datings. Ce jour là, au O’Neil, c’est Happy Hour, mais c’est surtout le troisième speed-dating parisien organisé dans le cadre des Rencontres No Tabac.



Hum...  No tabac + Tasse de thé + tabacologue... J'ai connu des apéros plus festifs. Mais l'initiative est plutôt amusante alors, je veux bien tenter le coup histoire de pouvoir rajouter le speed-dating à la longue liste des méthodes qui n’ont pas eu raison de mon addiction (patchs, gommes à mâcher, électrochocs....)



Il y a foule dans le bar, et  je patiente gentiment le temps que la demoiselle devant moi finisse sa “date”. Enfin, gentiment, pas tellement puisque je m’en grillerais bien une en fait...  Un sablier est censé comptabiliser le temps et faire stopper l’entretien au bout de trois minutes pétantes. Sauf que le tabacologue et sa “date” semblent avoir bien compris le concept de speed-dating et zappé un peu celui de No-Tabac... La fourbe,  elle veut tous nous griller et emballer le tabacologue pour avoir des consults persos à la maison. Me laisserai pas faire. Moi aussi, je veux mes trois minutes avec Monsieur Fuméssaimal. Je toussote pour signaler ma présence (oui, enfin, je fume hein, donc je toussote façon tuberculeuse en fin de vie...). La demoiselle me jette un regard pas très aimable. C’est dingue ce que c’est pas sympa les gens qui essaient d’arrêter de fumer.

 



Alors, qu’en pensez-vous? Est-ce convaincant?

 

 
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