11.01.2008
A quand le distributeur de lingettes et autres Febrezes à coté des distrib’ de capotes?
J + 10 et déjà les dommages collatéraux de la loi anti-tabac se font sentir. Je ne parle pas de toutes ces silhouettes fumantes et grelottantes qui hantent les devantures des bars. On se doutait que ça allait se passer comme ça. Mais qui imaginait qu'en voulant bouter l'odeur de la cigarette hors des bars, ce sont d’autres petites nuisances qui allaient débouler?
C’est vrai, l’odeur de tabac, c’est pas toujours agréable mais cela avait quand même quelque mérites. Ainsi, après avoir déjeuné au troquet du coin, on sentait le tabac froid et pas le croque-monsieur. Je vous jure que cetet petite odeur de fromage, c'est costaud et ça envoit. Ca vaut aussi pour le chinois, l’indien... Idem pour les boites de nuit, il paraît que, maintenant que la cigarette y est bannie, c’est l’odeur de la transpiration qui sévit sur le dance-floors. Imaginez un peu une bande de danseurs de tektonick survoltés et moulés dans leur petit t-shirt flo en lycra. Moi, je dis miam miam. A quand le distributeur de lingettes et autres Febreze à coté des distrib’ de capotes? Si c’est pas glamour, ça.
Pareil, on y avait pas pensé, mais le “fumeur/non fumeurs” obligeait les serveurs mêmes les plus récalcitrants à vous adresser la parole. Maintenant, rien ne les obligent à vous parler. La fin de la clope, c’est un peu la fin de la communication, non? (comment ça, j’exagère? )
18:25 Lien permanent | Commentaires (19) | Envoyer cette note | Tags : cigarette, bar, interdiction, boite de nuit, restaurant
02.01.2008
J'ai mal à ma clope
Hier, 1er janvier, fumer une cigarette au comptoir était toléré, ou en tout cas, laissé à l'appréciation du patron de bar. Je n’ai pas pu résister à la tentation d’observer une dernière fois les volutes de cigarette au-dessus du zinc, les mégots qui jonchent le sol (oui, oui, ça m’a émue)... Séquence nostalgie. Je me rappelle tous mes instants tabac.
Ma première cigarette, qui, comme il se doit, m’a rendue malade. J’ai persévéré (déjà beaucoup de volonté)
Ma première cuite, accompagnée évidemment, d’un nombre de cigarettes à faire tousser un tuberculeux.
Mon coming-out auprès de mes parents, ou le secret le plus mal gardé de l’histoire familiale.
Allumer une cigarette le matin, après avoir beaucoup fumé la veille et réaliser que la soirée n’a pas été fatale à ma tabagie. Victoire.
Fumer en ayant une angine, et me rappeler donc que j’ai une gorge.
Allumer une cigarette en entamant un verre de vin blanc (ma deuxième addiction, autant dire que si une législation me prive de mon breuvage favori, je le prendrai personnellement)
Les cigarettes qu’on fume à deux. Je n’imagine pas partager ma vie avec un non-fumeur.
La cigarette après un repas trop copieux. J’ignore si cela a été prouvé, mais moi, je me sens plus légère.
La cigarette que l’on fume pour se clamer. Prendre le paquet, sortir la clope, l’allumer. C’est déjà quelques secondes de moins à s’énerver.
Les cigarettes fumées au comptoir, au petit matin, avec un café salvateur.
Pffff, j’ai mal à ma clope.
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